September 29, 2009 at Hard Rock Café, Paris
Geeks on a Plane @ Ignite Paris – PhilJ on stage
October 2, 2009La Force De L’Art 02 at Grand Palais
May 28, 2009
Anita Molinero’s artwork at La Force De L’Art 02 exhibition opening at Grand Palais, Paris on April 23, 2009
Originally uploaded by Holy Chic
Paris scenes
May 28, 2009
Déjà vu ici, ici, là et encore partout ailleurs
Photo originally uploaded on flickr by Seb* [aka *]
Two minutes of Marshall McLuhan
April 10, 2009
Interview with net artists Hans Bernhard & Marc Lee
December 5, 2008
Interesting video interview made by Jean-David Boussemaer for Art & You during the Rencontres internationales Paris/Berlin/Madrid 2008 in Paris from November 28 to December 7, 2008 with net artists Hans Bernhard author of ÜBERMORGEN and Marc Lee OAMOS conceiver.
Baudrillard’s famous text on modern art
October 25, 2008In this Paris “art week”, full of modern art fairs and shows [around 500 galleries exhibit some 4000 artists at 7 art fairs in town] , it’s good to be reminded of this sharp text by French philosopher Jean Baudrillard [1929-2007], published 13 years ago.
The proof that Baudrillard’s famous thesis about “la nullité de l’art contemporain” has never been more up to date than it is today is the fact that it still provokes anger and dispute in today’s Parisian art world. Lots of ignated articles and books [La crise de l'art contemporain by Jean-Pierre Béland] were published and lots of round tables were dedicated to this debate. For instance, the round table L’art et la critique de l’art après Bouvard et Pécuchet de Flaubert: de la bêtise was one of them :” The debate on the crisis of art and the worthlessness of contemporary art that has been simmering for some years now certainly encompasses the idea behind this conference.
People have talked about the alleged decadence of art, its lack of meaning, the loss of illusion, and the impossibility for art to represent.
It has been said that all art did was exhibit, exhibit itself, and push empty signs around. It has also been said that art was no longer capable of questioning itself, that its meaning was about to emerge, etc. …” Didier Malgor, From Sadness To Anger
Baudrillard himself told me once he never expected this short text would push the button of the Parisian modern-art movers and shakers with such intensity. He was surprised by such misunderstand, ferocity and anger from the people who were supposed to understand him the best. Which doesn’t mean he didn’t make me laugh by joking about this unexepected storm in the small wold of Parisian intellectuals who never appreciated his work as much as his colleagues and his readers from outside France.
Here is the entire original text.
Jean Baudrillard [1929-2007]
Jean Baudrillard : Le Complot de l’art
Si dans la pornographie ambiante s’est perdue l’illusion du désir, dans l’art contemporain s’est perdu le désir de l’illusion.
Dans le porno, rien ne laisse plus à désirer. Après l’orgie et la libération de tous les désirs, nous sommes passés dans le transsexuel, au sens d’une transparence du sexe, dans des signes et des images qui en effacent tout le secret et toute l’ambiguïté. Transsexuel au sens où ça n’a plus rien à voir avec l’illusion du désir, mais avec l’hyperréalité de l’image.
Ainsi de l’art, qui lui aussi a perdue désir de l’iIlusion, au profit d’une élévation de toutes choses à la banalité esthétique, et qui donc est devenu transesthétique.
Pour l’art, l’orgie de la modernité a consisté dans l’allégresse de la déconstruction de l’objet et de la représentation. Pendant cette période, l’illusion esthétique est encore très puissante, comme l’est, pour le sexe, I’illusion du désir.
A l’énergie de la différence sexuelle, qui passe dans toutes les figures du désir, correspond, pour l’art, l’énergie de dissociation de la réalité (le cubisme, l’abstraction, l’expressionnisme), l’une et l’autre correspondant pourtant à une volonté de forcer le secret du désir et le secret de l’objet.
Jusqu’à la disparition de ces deux configurations fortes -la scène du désir,la scène de l’illusion au profit de la même obscénité transsexuelle, transesthétique -celle de la visibilité, de la transparence inexorable de toutes choses.
En réalité, il n’y a plus de pornographie repérable en tant que telle, parce que la pornographie est virtuellement partout, parce que l’essence du pornographique est passée dans toutes les techniques du visuel et du télévisuel.
Mais peut-être, au fond, ne faisons-nous que nous jouer la comédie de l’art, comme d’autres sociétés se sont joué la comédie de l’idéologie, comme la société italienne par exemple (mais elle n’est pas la seule) se joue la comédie du pouvoir, comme nous nous jouons la comédie du porno dans la publicité obscène des images du corps féminin.
Ce strip-tease perpétuel,-ces phantasmes à sexe ouvert, ce chantage sexuel – si tout cela était vrai, ce serait réellement insupportable. Mais, heureusement,tout cela est trop évident pour être vrai. La transparence est trop belle pour être vraie.
Quant à l’art, il est trop superficiel pour être vraiment nul. Il doit y avoir un mystère là-dessous.
Comme pour l’anamorphose : il doit y avoir un angle sous lequel toute cette débauche inutile de sexe et de signes prend tout son sens mais, pour I’instant, nous ne pouvons que le vivre dans l’indifférence ironique.
Il y a, dans cette irréalité du porno, dans cette insignifiance de l’art, une énigme en négatif, un mystère en filigrane, qui sait ? une forme ironique de notre destin ? Si tout devient trop évident pour être vrai, peut-être reste-t-il une chance pour l’illusion. Qu’est-ce qui est tapi derrière ce monde faussement transparent ? Une autre sorte d’intelligence ou une lobotomie définitive ?
L’art (moderne) a pu faire partie de la part maudite, en étant une sorte d’alternative dramatique à la réalité, en traduisant l’irruption de l’irréalité dans la réalité. Mais que peut encore signifier l’art dans un monde hyperréaliste d’avance, cool, transparent, publicitaire ? Que peut signifier le porno dans un monde pornographie d’avance ?
Sinon nous lancer un dernier clin d’ il paradoxal – celui de la réalité qui se rit d’elle-même sous sa forme la plus hyperréaliste ? — celui du sexe qui se rit de lui-même sous, sa forme la plus exhibitionniste, celui de l’art qui se rit de lui-même et de sa propre disparition sous sa forme la plus artificielle : I’ironie.
De toute façon, la dictature des images est une dictature ironique. Mais cette ironie elle-même ne fait plus partie de la part maudite, elle fait partie du délit d’initié, de cette complicité occulte et honteuse qui lie l’artiste jouant de son aura de dérision avec les masses stupéfiées et incrédules. L’ironie aussi fait partie du complot de l’art.
L’art jouant de sa propre disparition et de celle de son objet, c’était encore un grand uvre. Mais l’art jouant à se recycler indéfiniment en faisant main basse sur la réalité ?
Or la majeure partie de l’art contemporain s’emploie exactement à cela : à s’approprier la banalité, le déchet, la médiocrité comme valeur et comme idéologie.
Dans ces innombrables installations, performances, il n’y a qu’un jeu de compromis avec l’état des choses, en même temps qu’avec toutes les formes passées de l’histoire de l’art.
Un aveu d’inoriginalité, de banalité et de nullité, érigé en valeur, voire en jouissance esthétique perverse. Bien sûr, toute cette médiocrité prétend se sublimer en passant au niveau second et ironique de l’art. Mais c’est tout aussi nul et insignifiant au niveau second qu’au premier. Le passage au niveau esthétique ne sauve rien, bien au contraire : c’est une médiocrité à la puissance deux. Ça prétend être nul : Je suis nul ! Je suis nul ! — et c’est vraiment nul.
Toute la duplicité de l’art contemporain est là : revendiquer la nullité, l’insignifiance, le non-sens, viser la nullité alors qu’on est déjà nul. Viser le non-sens alors qu’on est déjà insignifiant.
Prétendre à la superficialité en des terme superficiels.
Or la nullité est une qualité secrète qui ne saurait être revendiquée par n’importe qui.
L’insignifiance – la vraie, le défi victorieux au sens, le dénuement du sens, l’art de la disparition du sens – est une qualité exceptionnelle de quelques uvres rares, et qui n’y prétendent jamais.
Il y a une forme initiatique de la nullité, comme il y a une forme initiatique du rien, ou une forme initiatique du Mal. Et puis, il y a le délit d’initié, les faussaires de la nullité, le snobisme de la nullité, de tous ceux qui prostituent le Rien à la valeur, qui prostituent le Mal à des fins utiles. Il ne faut pas laisser faire les faussaires.
Quand le Rien affleure dans les signes, quand le Néant émerge au coeur même du système de signes, ça, c’est l’évènement fondamental de l’art. C’est proprement l’opération poétique que de faire surgir le Rien à la puissance du signe – non pas la banalité ou l’indifférencve du réel, mais l’illusion radicale.
Ainsi Andy Warhol est vraiment nul, en ce sens qu’il réintroduit le néant au c ur de l’image. Il fait de la nullité et de l’insignifiance un évènement qu’il transforme en une stratégie fatale de l’image.
Les autres n’ont qu’une stratégie commerciele de la nullité, à laquelle ils donnent une forme publicitaire, la forme sentimentale de la marchandise, comme disait Baudelaire. Ils se cachent derrière leur propre nullité et derrière les métastases du discours sur l’art qui s’emploie généreusement à faire valoir cette nullité comme valeur (y compris sur le marché de l’art, évidemment) .
Dans un sens, c’est pire que rien, puisque ça ne signifie rien et que ça existe quand même, en se donnant toutes les bonnes raisons d’exister.
Cette paranoïa complice de l’art fait qu’il n’y a plus de jugement critique possible, et seulement un partage à l’amiable, forcément convivial, de la nullité.
C’est là le complot de l’art et sa scène primitive, relayée par tous les vernissages, accrochages, expositions, restaurations, collection, donations et spéculations, et qui né peut se dénouer dans aucun univers connu, puisque derrière la mystification des images il s’est mis à l’abri de la pensée.
L’autre versant de cette duplicité, c’est, par le bluff à la nullité, de forcer les gens, a contrario, à donner de l’importance et du crédit à tout cela, sous le prétexte qu’il n’est pas possible que ce soit aussi nul,et que ça doit cacher quelque chose. L’art contemporain joue de cette incertitude,de l’impossibilité d’un jugement de valeur esthétique fondé, et spécule sur la culpabilité de ceux qui n’y comprennent rien, ou qui n’ont pas compris qu’il n’y avait rien à comprendre. Là aussi, délit d’initié.
Mais, au fond, on peut penser aussi que ces gens, que l’art tient en respect, ont tout compris, puisqu’ils témoignent, parleur stupéfaction même, d’une intelligence intuitive: celle d’être victimes d’un abus de pouvoir, qu’on leur cache les règles du jeu et qu’on leur fait un enfant dans le dos.
Autrement dit, l’art est entré (non seulement du point de vue financier du marché de l’art, mais dans la gestion même des valeurs esthétiques) dans le processus général de délit d’initié. Il n’est pas seul en cause : la politique, l’économie, l’information jouissent de la même complicité et de la même résignation ironique du côté des consommateurs .
“Notre admiration pour la peinture est la conséquence d’un long processus d’adaptation qui s’est opéré pendant des siècles, et pour des raisons qui très souvent n’ont rien à voir avec l’art ni l’esprit. La peinture a créé son récepteur. C’est au fond une relation conventionnelle” (Gombrowicz à Dubuffet).
La seule question, c’est: comment une telle machine peut-elle continuer de fonctionner dans la désillusion critique et dans la frénésie commerciale? Et si oui, combien de temps va durer cet illusionnisme, cet occultisme -cent ans, deux cents ans ?
L’art aura-t-il droit à une existence seconde, interminable – semblable en cela aux services secrets, dont on sait qu’ils n’ont plus depuis longtemps de secrets à voler ou à échanger, mais qui n’en fleurissent pas moins, en pleine superstition de leur utilité, et en défrayant la chronique mythologique.
Jean Baudrillard
Libération, 20. May 1995
Stephen Stills at Olympia This Evening
October 6, 2008
I’m back from Stephen Stills’ concert at Olympia and just uploaded this video.
Better skip the 1st minute if you don’t want to get sea sick, I don’t know why I was moving the cam so much in the beginning.
As Stephen Stills is more than a simple [great!] musician, the concert couldn’t be anything else but unforgettable [except the stage appearance of Veronique Sanson, his ex-wife, at the end. I was pretty disappointed, though the French adored it. I wonder why a Stephen Stills needed it to please the French audience?!]
The second part of the legendary “Suite: Judy Blue Eyes” on this video was always my favorite. The same feeling as 30 years ago when I was listening to CSN & Y on the vinyl with big earphones. It was more than a song, it was an hymn of an generation that sparkled just for the moment but enlightened the whole century. Since then, social engagement has been excluded from rock’n'roll and has moved to hip-hop.

Posted by Vesna Gerintes 
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